Fontainebleau 2009, ou comment perdre quelques couches de peau sur les doigts avec le sourire.

Ça faisait un moment qu’on en parlait, c’est fait ! Une petite équipe de ty caill’ a pu profiter du long week-end de l’ascension pour partir à Fontainebleau pour 4 jours de bloc intensif (et abrasif…).

On était 10 de la partie : Jean-Phy (gros steak ou le singe pour les intimes), Jean-Marc, Anne-Clémence, Mathieu, Le boss, Klervia, Soraya, Oscar, Clément (égaré de son école de télécom) et Neil (Cragick ou le maître du topo).

Rendez-vous donc pris pour jeudi matin 8h pétantes (si si pétantes Jean-Marc !) à St Marc pour le départ et après quelques heures de route presque sans erreur d’itinéraire ni perte de voiture, nous voici à planter les tentes au camping de Samoreau, camp de base à l’accent légèrement germanique.

Sous l’impulsion dynamique des plus excités, on a sauté sur nos premiers blocs en fin d’après midi au secteur du Bas Cuvier, où chacun a pu prendre sa claque… micro-pieds et aplats fuyant, glissant et broutant seront au menu de ce séjour !Jean-Phy en a profité pour nous démontrer que l’homme descendait bien du singe en réalisant quelques méthodes simiesques : « tu mets ton pied droit derrière ton oreille gauche et tu rétablis sans les mains ! ».

Une petite séance de 3 heures bien sympathique dans ce secteur historique de la forêt sur de cailloux aux formes démentes (carapace de tortue et autre monstres préhistoriques) qui s’est conclu sur un très joli bloc nommé « la marie rose », premier 6a de Fontainebleau que nous avons presque tous enchainé (mais non chan c’est pas morpho…).On pourra noter que le gré parisien est plutôt doux au touché, mais bien abrasif à grimper (et c’est pas les doigts de Jean-Marc qui diront le contraire ! Fallait pas jeter 15 fois mauvaise main c’est tout…).

Vendredi, nous avons exploré sous un soleil de plomb, deux autres secteurs historiques dans le massif des 3 pignons : La roche aux sabots et le cul de chien. Grosse journée pour nous tous qui laissera des traces sur nos petits doigts boudinés.Le secteur était plutôt très fréquenté, mais à part quelques allemands ou hollandais qui utilisent ton crach sans te demander et un abruti allergique à la poudre blanche (il avait déjà peut-être un peu trop forcé…), l’ambiance était plutôt cool. Certains ont même pu taper quelques essais avec des grimpeur rouannais (encore une destination de rêve pour la grimpe !) bien énervés.Après de nombreux essais et de belles croix pour certains, on a tous fini sur le même bloc, histoire de voir ce qu’il restait dans les doigts. Beaux combats pour tout le monde ! C’est aussi le moment qu’a choisi Jean-Marc pour commencer à repeindre en rouge tous les blocs qu’il essaiera jusqu’à la fin du week-end…

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La journée s’est achevée sur une bonne plâtrée de macaroni bolognaise suivie d’un concours de gobage de flamby remporté haut la main par Jean-Marc (respect).

Samedi, le réveil s’est fait un poil plus difficile, un peu collés les ty cailloux… Mais c’est quand même dans l’enthousiasme qu’on s’est dirigé vers le secteur de l’éléphant, impressionnant enchevêtrement d’énormes blocs aux formes diverses… qu’on se le dise, l’escalade va être engagée aujourd’hui ! Et c’est sous quelques goutes qu’on a pu vérifier ça en pratiquant la bonne vielle méthode de la baleine sur le sommet du cul de l’éléphant (non non on n’est pas allé au zoo…). Plusieurs d’entre nous ont apprécié le contact du postérieur pachydermique : Jean-Marc sort le premier le bloc sur des plats très fuyants et à une altitude non négligeable, suivi de prés par Jean-Phy, Neil et Soraja. D’autres ont eu plus de sueurs… Chan abandonne le réta devant la platitude de la sortie et Mathieu expérimente le jeté sur main gracieusement tendue de Neil (aux chiottes l’éthique…).Après un petit casse-dalle et une bonne sieste pour certain, le groupe entier a squatté un bloc d’une technicité mémorable : un bon gros toit plein de bacs ! On s’est tous biens régalés…Le gros steak sort en premier, rando… Suivi de prés par Neil qui n’a pas pris la peine de mettre les pieds, sert à rien… Soraya, Mat et Jean-Marc s’arrachent pour croiter le passage. Mais le plus beau coup du jour est à mettre sur le comte du boss qui s’est payé une véritable lévitation entre les deux premières prises du toit (bon c’était pas immense mais le personnage est quelque peu limité question allonge…). Le gars reporte une bière pour le coup ! Anne-Clé malgré de nombreux essais n’arrivera pas à contrôler ce p… de ballant de m… Faudra revenir !

La séance se termine comme elle a commencé, dans la bonne humeur autour de 2 ou 3 projets.

Enfin, après l’effort le réconfort, une bonne douche et un petit resto où les viandards du groupe ont pu se régaler d’une monstrueuse entrecôte (c’est important les protéines ! La sauce gorgonzola dessus un peu moins mais c’est bon !).

Dimanche, dernier jour du périple et branle-bas de combat à 7h30 pour plier le camp ! Attention, Chan ne déconne pas avec le timing… Résultat, à 9h30, les tentes sont pliées, les voitures sont chargées, les estomacs sont remplis et les gros poilus lavés ! Un record !Du coup, ça nous a laissé le temps d’explorer un dernier secteur réputé : Franchard Isatis. Ambiance décontractée pour finir de poncer les derniers lambeaux de peau sur nos doigts avant de décoller pour de bon, destination Brest (où la clim est une idée abstraite). Mine de rien 7h de route ça casse, surtout pour les pilotes. Heureusement le transit se fait à contre sens du gros de la populasse qui s’entasse sur des kilomètres sur la file d’en face.

Bilan des course : on est tous complètement éclatés et les doigts broutés mais avec la grosse banane ! Vivement la prochaine !

Neil

Merci bcp pour cet article neil…

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